Monsieur le ministre, quel est le but de votre visite aujourd'hui sur le camp militaire de Mailly ?
« Je viens visiter un centre d'entraînement au combat unique en France. Il a de grandes perspectives de développement. Il pourrait notamment devenir un lieu d'accueil et de coopération avec les autres armées européennes dans le cadre de l'Alliance atlantique. Ce centre opérationnel a déjà largement fait ses preuves.
Il s'agit d'un pôle d'excellence où nous avons déjà beaucoup investi et son avenir est assuré, notamment dans le cadre des manœuvres qui associent les trois armées. »
Vous venez également sur le camp de Mailly pour rencontrer des élus aubois et marnais et évoquer avec eux le projet Secoïa de destruction des obus chimiques de la Première Guerre mondiale. Où en est ce dossier qui souffre déjà d'un important retard ?
« Ce dossier a effectivement subi un certain retard, mais une nouvelle consultation a été lancée. La notification du marché devrait intervenir avant la fin 2010 et elle sera suivie d'une enquête publique. La construction d'une usine de destruction d'anciens obus chimiques sur le camp de Mailly est programmée pour 2012 avec un projet de mise en service en 2015. »
Avec des compensations financières pour les communes proches ?
« Oui, et d'ailleurs trois dossiers ont déjà été acceptés avec une participation financière du ministère de la Défense allant de 20 % à 40 % du coût total : 300 000 € pour un projet de centre aquatique à Arcis-sur-Aube, 300 000 € pour un groupe scolaire à Lhuître et enfin 93 000 € pour un terrain de sport à Somsois. D'autres projets seront soutenus à l'avenir. »
La présence de l'armée française en Afghanistan fait souvent la Une de l'actualité. Quel bilan peut-on en dresser à ce jour ?
« Il est reconnu par l'ensemble de nos partenaires que le bilan de l'armée française est exemplaire. Dans les deux vallées qui se trouvent sous notre responsabilité, on constate que, progressivement, une certaine stabilité s'instaure sur un espace de plus en plus grand.
Le savoir-faire de notre armée, qu'elle a notamment acquis en Afrique, montre à la fois sa force et sa capacité à obtenir la confiance des populations. Notre armée démontre que le succès n'est possible dans ce pays que si on obtient la confiance des Afghans. C'est notre ligne de conduite.
Nous ne faisons pas la guerre au peuple afghan, nous apportons la stabilité et la sécurité, en participant notamment à la construction de ponts, d'écoles, de routes, de puits… »
Les attentats sont presque quotidiens dans ce pays. Est-il envisageable d'arriver à bout des talibans ?
« La réalité n'est pas aussi tranchée. Il existe des zones où il ne se passe rien ou presque, d'autres qui sont très dures. Mais même dans les vallées calmes, il peut se produire des minages de routes. C'est totalement imprévisible. »
L'action internationale en Afghanistan a suivi les attentats du 11 Septembre. Avez-vous le sentiment que le combat contre le terrorisme progresse ?
« La population afghane qui a connu le joug des talibans sait que le départ des alliés serait synonyme de chaos. Notre action est un rempart contre le développement du terrorisme pour le monde entier. Avec en plus, le risque de contagion dans cette région, notamment au Pakistan qui possède l'arme nucléaire. En réalité, le terrorisme est un danger permanent. »
Sur quels secteurs portent les efforts de modernisation de l'armée française ?
« Nous faisons des économies de fonctionnement afin d'investir davantage dans les équipements de nos forces. Les efforts portent dans tous les domaines, notamment les frégates et les hélicoptères de transport. »
Vous venez aussi dans l'Aube avec votre casquette de président national du Nouveau Centre. Où en êtes-vous des négociations avec l'UMP pour les prochaines élections régionales ?
« Nous considérons que le Nouveau Centre peut légitimement revendiquer la tête de liste dans cinq régions : la Champagne-Ardenne avec Charles de Courson, Rhône-Alpes, la Bourgogne, Nord-Pas-de-Calais et la Guadeloupe. À cet égard, les négociations ont débuté mardi.
Au-delà des têtes de liste, la génération montante du Nouveau Centre doit figurer aux meilleures places sur les listes de la majorité. À travers ces élections, il est important que notre parti, l'UDF d'aujourd'hui, reconstitue un maillage territorial d'élus locaux très actifs. »
Quel bilan faites-vous à mi-mandat du quinquennat de Nicolas Sarkozy ?
« Nous sommes sortis d'une longue phase de déclin grâce aux importantes réformes accomplies depuis 2007. Mais il faut probablement expliquer davantage aux Français notre politique.
Il faut également construire une France plus apaisée. Une société dans laquelle les Français ne s'opposent pas les uns aux autres, où la réussite des uns naît de la réussite des autres. »
Quel est votre objectif à terme ?
« Nous voulons être en capacité de présenter en 2012 un candidat à l'élection présidentielle sous nos couleurs. Suivront ensuite les élections législatives et, à cette occasion, nous voulons constituer un groupe qui soit indépendant et incontournable à la constitution de la majorité à l'Assemblée nationale de manière à peser davantage dans le débat politique. »
À titre personnel, êtes-vous intéressé par la perspective de l'élection présidentielle ?
« Pour le moment, la question de la personne ne se pose pas… »
« Je viens visiter un centre d'entraînement au combat unique en France. Il a de grandes perspectives de développement. Il pourrait notamment devenir un lieu d'accueil et de coopération avec les autres armées européennes dans le cadre de l'Alliance atlantique. Ce centre opérationnel a déjà largement fait ses preuves.
Il s'agit d'un pôle d'excellence où nous avons déjà beaucoup investi et son avenir est assuré, notamment dans le cadre des manœuvres qui associent les trois armées. »
Vous venez également sur le camp de Mailly pour rencontrer des élus aubois et marnais et évoquer avec eux le projet Secoïa de destruction des obus chimiques de la Première Guerre mondiale. Où en est ce dossier qui souffre déjà d'un important retard ?
« Ce dossier a effectivement subi un certain retard, mais une nouvelle consultation a été lancée. La notification du marché devrait intervenir avant la fin 2010 et elle sera suivie d'une enquête publique. La construction d'une usine de destruction d'anciens obus chimiques sur le camp de Mailly est programmée pour 2012 avec un projet de mise en service en 2015. »
Avec des compensations financières pour les communes proches ?
« Oui, et d'ailleurs trois dossiers ont déjà été acceptés avec une participation financière du ministère de la Défense allant de 20 % à 40 % du coût total : 300 000 € pour un projet de centre aquatique à Arcis-sur-Aube, 300 000 € pour un groupe scolaire à Lhuître et enfin 93 000 € pour un terrain de sport à Somsois. D'autres projets seront soutenus à l'avenir. »
La présence de l'armée française en Afghanistan fait souvent la Une de l'actualité. Quel bilan peut-on en dresser à ce jour ?
« Il est reconnu par l'ensemble de nos partenaires que le bilan de l'armée française est exemplaire. Dans les deux vallées qui se trouvent sous notre responsabilité, on constate que, progressivement, une certaine stabilité s'instaure sur un espace de plus en plus grand.
Le savoir-faire de notre armée, qu'elle a notamment acquis en Afrique, montre à la fois sa force et sa capacité à obtenir la confiance des populations. Notre armée démontre que le succès n'est possible dans ce pays que si on obtient la confiance des Afghans. C'est notre ligne de conduite.
Nous ne faisons pas la guerre au peuple afghan, nous apportons la stabilité et la sécurité, en participant notamment à la construction de ponts, d'écoles, de routes, de puits… »
Les attentats sont presque quotidiens dans ce pays. Est-il envisageable d'arriver à bout des talibans ?
« La réalité n'est pas aussi tranchée. Il existe des zones où il ne se passe rien ou presque, d'autres qui sont très dures. Mais même dans les vallées calmes, il peut se produire des minages de routes. C'est totalement imprévisible. »
L'action internationale en Afghanistan a suivi les attentats du 11 Septembre. Avez-vous le sentiment que le combat contre le terrorisme progresse ?
« La population afghane qui a connu le joug des talibans sait que le départ des alliés serait synonyme de chaos. Notre action est un rempart contre le développement du terrorisme pour le monde entier. Avec en plus, le risque de contagion dans cette région, notamment au Pakistan qui possède l'arme nucléaire. En réalité, le terrorisme est un danger permanent. »
Sur quels secteurs portent les efforts de modernisation de l'armée française ?
« Nous faisons des économies de fonctionnement afin d'investir davantage dans les équipements de nos forces. Les efforts portent dans tous les domaines, notamment les frégates et les hélicoptères de transport. »
Vous venez aussi dans l'Aube avec votre casquette de président national du Nouveau Centre. Où en êtes-vous des négociations avec l'UMP pour les prochaines élections régionales ?
« Nous considérons que le Nouveau Centre peut légitimement revendiquer la tête de liste dans cinq régions : la Champagne-Ardenne avec Charles de Courson, Rhône-Alpes, la Bourgogne, Nord-Pas-de-Calais et la Guadeloupe. À cet égard, les négociations ont débuté mardi.
Au-delà des têtes de liste, la génération montante du Nouveau Centre doit figurer aux meilleures places sur les listes de la majorité. À travers ces élections, il est important que notre parti, l'UDF d'aujourd'hui, reconstitue un maillage territorial d'élus locaux très actifs. »
Quel bilan faites-vous à mi-mandat du quinquennat de Nicolas Sarkozy ?
« Nous sommes sortis d'une longue phase de déclin grâce aux importantes réformes accomplies depuis 2007. Mais il faut probablement expliquer davantage aux Français notre politique.
Il faut également construire une France plus apaisée. Une société dans laquelle les Français ne s'opposent pas les uns aux autres, où la réussite des uns naît de la réussite des autres. »
Quel est votre objectif à terme ?
« Nous voulons être en capacité de présenter en 2012 un candidat à l'élection présidentielle sous nos couleurs. Suivront ensuite les élections législatives et, à cette occasion, nous voulons constituer un groupe qui soit indépendant et incontournable à la constitution de la majorité à l'Assemblée nationale de manière à peser davantage dans le débat politique. »
À titre personnel, êtes-vous intéressé par la perspective de l'élection présidentielle ?
« Pour le moment, la question de la personne ne se pose pas… »
Archives 


