Vous avez déclaré, il y a quelques semaines, que vous serez candidat à la présidentielle. Vous persistez et signez ?
Je maintiens ces déclarations. J'annoncerai ma candidature dans quelques semaines chez moi, en Normandie.
Les sondages vous créditent de 1 ou 2%. Etre candidat n'est-ce pas mettre en danger votre parti ?
Un parti qui refuse d'affronter l'électorat est voué soit à disparaître soit à devenir un petit club d'élus. Ce ne sont pas les sondages du mois de novembre qui détermineront le vote du mois d'avril. Qui peut préjuger aujourd'hui de l'état de l'opinion au printemps avec une situation économique, sociale et donc politique si instable.
Je veux, au soir du premier tour, être assez fort pour passer un accord de gouvernement [avec Nicolas Sarkozy, ndlr] dans lequel sera repris un certain nombre de nos propositions et faire en sorte que ceux qui ont voté pour moi soient entendus.
Vous avez déjeuné, ainsi que les députés du Nouveau Centre, avec Nicolas Sarkozy. L'heure est au réchauffement ?
J'ai entendu, à table, le président de la République dire qu'il n'avait jamais cru au monopartisme à droite et au centre. J'en tire les conséquences pour la présidentielle.
François Sauvadet, ministre Nouveau Centre de la fonction publique, vous demande de ne pas vous présenter. C'est une personnalité importante du Nouveau Centre…
…et du gouvernement.
S'il n'avait pas été membre du gouvernement, il n'aurait pas dit cela ?
Je n'ai pas dit ça. Il n'a jamais été favorable à une candidature centriste que ce soit de Jean-Louis Borloo ou de moi. Si on refuse de présenter notre projet politique aux Français quel est le sens de notre démarche politique, à quoi sert de revendiquer des investitures, des députés, un groupe parlementaire.
Serez-vous le candidat du Nouveau Centre ou de l'Alliance républicaine, écologique et sociale ?
J'ai lu que les membres de l'Alliance viendraient à se déterminer entre le 15 et le 30 mars. Je vous le dirai à ce moment-là.
Jean-Louis Borloo pourrait appeler à votre d'entré pour Nicolas Sarkozy. L'Alliance n'est-elle pas une structure mort-née ?
Elle continue à s'implanter sur le terrain, à organiser les élections législatives. Les candidats aux législatives le seront dans le cadre de l'Alliance avec une double investiture.
Propos recueillis par Eric Neri